À quelques semaines du début de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, un bras de fer éclate entre plusieurs fédérations africaines et des clubs européens. Autour de la mise à disposition des joueurs africains, une décision qui est prise depuis l’Europe, mais touche directement les sélections du continent africain. Ce conflit naît de l’autorisation donnée par la FIFA, permettant aux clubs de libérer les joueurs seulement à partir du 15 décembre, une mesure jugée défavorable aux équipes nationales.
Selon la réglementation internationale, les clubs doivent mettre les joueurs à disposition des sélections 14 jours avant le début d’une compétition internationale majeure. Mais en publiant un communiqué permettant une libération au 15 décembre, la FIFA réduit considérablement ce délai et bouleverse les plans des entraîneurs africains.
C’est le cas du Bayer Leverkusen qui a précisé à la fédération burkinabè de football qu’il souhaite libérer le défenseur central burkinabè à partir du 20 décembre. Pourtant les étalons comme toutes autre sélection a prévu des matchs de préparation à partir du 9 décembre.
La préparation compromise entraîne plusieurs conséquences majeures : un manque de cohésion, car les regroupements trop courts ne permettront pas de travailler les automatismes ; une hausse des risques de fatigue et de blessures, les joueurs enchaînant sans réelle transition entre club et sélection . Une baisse de performance, particulièrement pour les équipes qui dépendent fortement de leurs expatriés et qui seront donc pénalisées.
Débat sur l’équité sportive : plusieurs fédérations dénoncent une décision qui handicape le football africain. Un débat qui interroge la place des compétitions africaines.
Ce bras de fer, loin d’être anodin, relance la question récurrente du traitement réservé aux compétitions africaines dans le calendrier mondial. Alors que la CAN 2025 approche, le manque de préparation pourrait peser lourd sur les performances des nations engagées.
Ismaël Ouédraogo ✍️✍️✍️

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