Il y a des matchs que l’on croit terminés avant même qu’ils ne le soient vraiment. Celui des Étalons en faisait partie. À 0-1, le temps s’égrenait, les regards se perdaient, et l’idée d’une défaite en ouverture de la CAN s’installait doucement dans les esprits. Puis, dans le temps additionnel, les Étalons, fidèles producteurs de fortes émotions, ont brisé le silence.
Dès les premières minutes, les Étalons ont largement dominé. Une domination stérile, face à un adversaire regroupé, discipliné, et cette impression diffuse que le match leur glissait entre les doigts. À 0-1 à la 85e minute, la défaite paraissait logique, peut-être même méritée, tant l’adversaire savait exploiter les occasions laissées. Mais le football aime rappeler que les certitudes n’existent que jusqu’au coup de sifflet final.
Le football, lui, n’avait pas dit son dernier mot. Alors que le chronomètre devenait l’ennemi des Étalons, les Guinéens se préparaient à savourer une entrée en matière réussie. Mais les Étalons, capables du meilleur comme du pire, n’acceptent pas la fatalité et trouvent l’ouverture à la 95e minute. Une action, un éclair, un but, une explosion. Sur le terrain, sur le banc, dans les tribunes, c’était une délivrance plus qu’une célébration. Les Guinéens, qui pensaient avoir tout vu, commencent alors à s’effondrer sous le poids de la résilience burkinabè.
À la 98e minute, le succès frappe à la porte, celle du 2-1. Cette victoire ne raconte pas une démonstration. Elle raconte autre chose : la capacité d’une équipe à rester en vie jusqu’au bout, à y croire encore quand le jeu ne répond plus toujours. Ce n’est peut-être pas la plus belle des victoires, mais c’est sans doute l’une des plus révélatrices.
Gagner dans le temps additionnel, surtout en début de CAN, c’est aussi envoyer un message. Celui d’un groupe qui refuse le renoncement, qui avance même dans le doute. Le Burkina Faso s’impose, au forceps, au mental. Et parfois, dans une grande compétition comme la CAN, ce sont précisément ces victoires-là qui pèsent le plus lourd. Une chose est sûre : les Étalons veulent ramener la coupe au Faso.
✍️✍️✍️ Ouédraogo Ismaël

Commentaires
Enregistrer un commentaire